L’internet des objets est désormais accessible à tous les Belges !

D'après Engie, "le développement d’un réseau de qualité était nécessaire pour permettre en Belgique le déploiement des applications liées à l’internet des objets." © Pixabay

La nouvelle est réjouissante pour tous les secteurs et les énergéticiens. Maintenant que la Belgique est entièrement couverte par un réseau d’internet des objets, ils vont pouvoir profiter de la communication à bas débit établie entre les appareils intelligents et ainsi diminuer fortement leurs coûts.

C’est un projet de longue haleine qui vient de se terminer. En juillet 2015, le groupe Engie avait annoncé le lancement du premier réseau dédié à l’internet des objets en Belgique. Depuis, il a installé plusieurs centaines d’antennes et de stations de base lui permettant d’affirmer aujourd’hui que son réseau LPWAN, basé sur la technologie Sigfox, couvre toute la Belgique. Du moins, 97,3 % de la population et 96,5 % du territoire.

Sigfox, un réseau réactif avec un bas débit

Pour faire simple, la technologie Sigfox a été créée spécifiquement pour les objets connectés. Elle utilise des bandes de fréquence radio libre de droit pour permettre à des appareils de transmettre des informations avec une consommation d’énergie minime et à faible coût. Elle a véritablement révolutionné le monde du M2M car le signal exploité est capable de se faufiler partout, même dans les zones les plus reculées, sans passer par un téléphone mobile. Pour rappel, la connectivité M2M permet de découvrir les données stockées dans un objet via un autre appareil central comme un ordinateur. Un sacré atout pour les entreprises qui peuvent ainsi mieux comprendre le monde qui les entoure.

Si le potentiel de Sigfox est impressionnant, c’est parce qu’il a très peu de limites. En effet, ce réseau s’adresse à de nombreux secteurs d’activité, allant de la domotique au transport et du Smart Grid à la logistique. Concrètement, il est capable de connecter des congélateurs, machines à café, compteurs intelligents d’électricité ou d’eau, parcmètres intelligents, vélos, valises, détecteurs de fumée, systèmes d’alarme, places de parking ou encore des poubelles intelligentes. Sans oublier des capteurs divers et variés permettant par exemple d’évaluer la qualité de l’air ou le niveau de remplissage des citernes.

Quelles applications en Belgique ?

Le réseau d’Engie est le premier du genre dans notre pays. Et comme l’a confié Dirk Indigne, CEO d’Engie M2M, filiale du groupe dédiée à l’installation et à l’exploitation de ce réseau, « la Belgique est aujourd’hui le pays le mieux couvert au monde en Sigfox ». Ambitieux, Engie estime d’ailleurs que « d’ici 5 ans, 10 millions d’objets communiqueront en Belgique via notre réseau. »

Dans les faits, ce réseau a par exemple donné vie au projet pilote de Water-link à Anvers, en collaboration avec Engie. Le principe ? Parvenir à mettre au point des compteurs d’eau intelligents capables de lire la consommation, de transmettre les relevés à distance et de détecter des fuites. Et en plus, ils auront l’avantage d’augmenter fortement la durée de vie des batteries. Si les tests sont concluants, 205 000 compteurs fonctionneront de cette manière d’ici 2020.

Autre application IoT : TankU. Engie Cofely a développé, en collaboration avec Engie Lab et Engie Electrabel, un senseur à ultrasons pour citernes à mazout afin de pouvoir mesurer leur contenu sans dépêcher de techniciens sur place. Ce système permet également de détecter des anomalies, d’intégrer des alarmes automatiques et de proposer au client un aperçu de sa consommation mensuelle. Déjà utilisé auprès de l’armée, TankU est également installé dans les citernes de produits chimiques de certaines piscines afin de vérifier leur niveau.

Bref, le potentiel du réseau de Sigfox est énorme. Les exemples ne manquent pas. Pour preuve, nous pouvons aussi vous citer « Nexxtender Mobile », un système de rechargement mobile pour voitures électriques lancé par Engie Electrabel.

Les potentiels clients d’Engie

Sigfox peut intéresser de nombreux clients, qu’ils soient des acteurs du secteur public ou privé. En effet, tous pourraient profiter de ce service à prix abordable pour les sociétés afin de récolter des informations facilement. Et en plus, ils réduiraient les actions à entreprendre puisqu’elles seront automatisées grâce à des algorithmes prédéfinis.

C’est pourquoi Engie M2M vend également l’utilisation de son réseau à des clients extérieurs mais il est pour le moment difficile de connaître leur identité. Dirk Indigne a ainsi expliqué au journal L’Echo que « la plupart sont en phase de validation du concept ou utilisent la technologie en interne pour se créer des avantages par rapport à leurs concurrents, et demandent donc la discrétion ».

Quoi qu’il en soit, en ayant obtenu l’exclusivité du déploiement et de la commercialisation du réseau Sigfox en Belgique, Engie Electrabel semble bien parti pour devenir le leader de la transition énergétique. En effet, la digitalisation d’applications liées à ce secteur n’en est qu’à ses débuts !

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