Comment agir en cas d’odeur de gaz suspecte ?

Les fuites de gaz sont rares mais en cas d'odeur suspecte, prenez directement les mesures de précaution nécessaires. Crédit : Pixabay

Le gaz naturel est une source d’énergie sûre. Cependant, l’utilisation d’énergie entraîne inévitablement des risques. Parmi les problèmes rencontrés figurent les fuites de gaz. Pour garantir la sécurité au sein de votre maison, apprenez ici à les détecter rapidement et à réagir de manière appropriée.

Bien sûr, les risques d’anomalie sont limités dès que les différentes règles et normes sont respectées mais des accidents peuvent tout de même survenir. En tant que consommateur de gaz naturel, vous devez rester prudent. En général, les accidents à déplorer sont dus à des installations au gaz vétustes, des mauvaises manœuvres lors de travaux, un manque d’entretien ou tout simplement à une négligence de votre part.

L’un des dangers liés aux fuites de gaz est d’être victime d’une intoxication. Si le gaz ménager contient une substance odorante pour signaler sa présence, le monoxyde de carbone (CO) est lui bien plus sournois. Difficile à détecter, il peut entraîner des décès. Pour éviter ce type de drames, nous vous présentons les mesures de prévention adaptées, comme par exemple le contrôle de votre chaudière au gaz.

La priorité : la sécurité

Comme nous vous le disions, le gaz naturel est un combustible sûr. Et pour plusieurs raisons.

1. Une odeur est ajoutée au gaz

À la base, le gaz naturel ne sent rien. Pour une question de sécurité évidente, il est odorisé avant d’approvisionner votre logement. Vous ne pourrez pas passer à côté, l’odeur étant celle d’un œuf pourri. Déplaisante mais pratique, elle permet de détecter rapidement une fuite éventuelle avant de vous trouver réellement en danger. En effet, l’additif ajouté est décelable dès qu’1 % de gaz naturel est présent dans l’air ambiant alors que le risque d’explosion n’est réel qu’à partir de 5 % de gaz dans l’air. Vous bénéficiez donc d’une certaine marge de sécurité.

Pour prévenir au maximum tout accident, un laboratoire indépendant contrôle en plus l’adjonction de l’odorant. Dès qu’une anomalie est constatée, elle donne directement lieu à une intervention.

2. Le gaz naturel se dissipe

Autre caractéristique du gaz naturel : il se dissipe et disparaît rapidement. La raison ? Il est plus léger que l’air et s’échappe donc vite par le haut. Une particularité qui permet de réduire le danger sans tarder, surtout si votre logement dispose de grilles de ventilation placées en hauteur.

3. Le gaz naturel ne s’enflamme pas facilement

La combustion a lieu à condition que la concentration dans l’air soit comprise entre 5 et 15 %. Cela veut donc dire que si la quantité de gaz naturel dans l’air ambiant est inférieure à 5 %, la concentration n’est pas assez élevée. Et si le taux dépasse 15 %, la présence d’oxygène est trop faible que pour enclencher la combustion.

4. Inflammation à partir de 650 °C

L’air ambiant contient de 5 à 15 % de gaz naturel ? Alors attention, il y a danger. Dans ce cas, le risque varie en fonction de la température : à partir de 650 °C, le gaz naturel s’enflamme. Il faut donc absolument éviter les étincelles.

5. Le gaz naturel n’est pas toxique

Vous pouvez respirer le mélange de gaz naturel et d’air sans crainte. Il ne présente pas de danger car il ne contient pas de monoxyde de carbone (CO). C’est en effet ce dernier gaz qui est toxique.

Que faire en cas d’odeur de gaz ?

Vous avez reconnu l’odeur particulière ajoutée au gaz naturel ? Alors voici la marche à suivre :

  • Ouvrez toutes les portes et fenêtres : il est crucial d’aérer votre maison. De cette manière, le gaz naturel se mélangera à l’air, atténuant le danger. À noter que l’ouverture doit être située le plus haut possible pour le gaz naturel et le plus bas possible pour le LPG, le butane, le propane…
  • Prévenez les voisins (sans sonner) si vous habitez dans un appartement. Vous êtes dans un bâtiment public ? Alertez la réception.
  • Ne manipulez pas les interrupteurs électriques (éclairage, chauffage, GSM, sonnette, lampe de poche, téléphone, ascenseur).
  • Ne fumez pas et n’utilisez ni allumettes, ni briquets, ni bougies.
  • Fermez le robinet de votre compteur de gaz naturel (si vous y parvenez sans allumer la lumière !).
  • Évacuez le bâtiment. Appelez ensuite les services d’incendie (112) et votre gestionnaire de réseau de distribution (GRD). Il vous enverra immédiatement une équipe d’intervention. Celle-ci vérifiera qu’il est en effet question d’une fuite de gaz et s’attellera à sécuriser les alentours.
  • Enfin, plus facile à dire qu’à faire mais… restez calme.

Conseils de prévention

Pour éviter les accidents causés par le gaz, le plus simple est de ne pas commettre d’imprudence. Quelques astuces existent pour garantir votre sécurité :

  • Confiez le contrôle et l’entretien de votre installation de gaz à un professionnel. Pour rappel, le raccordement de votre maison au gaz naturel ne peut être effectué sans l’attestation d’un installateur agréé ou la preuve d’inspection du système. Il est aussi vivement conseillé de placer votre chaudière ou chauffe-eau dans un endroit aéré.
  • Pour vérifier la possible présence de fuites, n’utilisez jamais un briquet ou une allumette. Essayez plutôt de répartir une solution savonneuse sur les raccords de tuyaux. S’il y a en effet une fuite, des bulles d’air se formeront.
  • Tenez les enfants à distance de la cuisinière au gaz.
  • Coupez l’arrivée de gaz si vous n’avez pas besoin de ce combustible pendant un long moment (par exemple quand vous partez en vacances).
  • Vérifiez l’état de vos tuyaux de raccordement : la durée de vie des tuyaux souples est inscrite sur leur surface extérieure.
  • Si vous possédez des bonbonnes de gaz, fermez-les après utilisation. Veillez également à les placer debout et à ne pas les poser près de matériaux inflammables.

Le monoxyde de carbone : méfiez-vous !

À vrai dire, les intoxications au gaz ménager sont assez rares grâce à son odeur repérable qui vous permet de prendre rapidement les mesures nécessaires. Par contre, celles au monoxyde de carbone sont bien plus fréquentes. Pourquoi ? Parce que ce gaz est inodore, non irritant, incolore et insipide. C’est d’ailleurs pour ça qu’on l’appelle le « tueur silencieux » et qu’il est la première cause d’intoxication mortelle en Belgique.

Quand le CO est-il produit ?

Les principales sources d’intoxication au CO sont les appareils de chauffage à combustion (bois, charbon, mazout, gaz naturel…) et de production d’eau chaude qui fonctionnent mal. Entretien insuffisant, brûleur défectueux, défaut d’installation, mauvais tirage de la cheminée… Tous ces facteurs causent une combustion incomplète et celle-ci libère du CO. Voilà pourquoi il est crucial d’entretenir correctement votre installation et de vous assurer de son bon placement.

Concrètement, le monoxyde de carbone est dangereux parce qu’une fois formé, il se fixe sur les molécules du sang qui se chargent du transport de l’oxygène. Dans le cas d’une intoxication importante, la personne meurt d’asphyxie.

Comment éviter une intoxication au CO ?

En guise de prévention, en plus de faire contrôler votre installation par un professionnel, veillez à :

  • Faire ramoner vos conduits de cheminée et d’évacuation ;
  • Toujours placer les appareils à moteur à combustion (groupes électrogènes, pompes thermiques…) à l’extérieur ;
  • Aérer tous les jours votre logement et à ne pas obstruer les grilles de ventilation ;
  • Ne pas utiliser un chauffage d’appoint de façon prolongée : aucune évacuation des gaz n’est prévue dans ce type d’installation.

Besoin de plus d’informations ? Rendez-vous sur le site internet du Centre Antipoisons !

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