La technologie WiMax en Belgique

B.Lite était le seul fournisseur proposant un accès à internet WiMax en Belgique mais la société a fait faillite. © B.Lite

Alternative à l’ADSL, le WiMax a connu de beaux jours en Belgique au début des années 2000 via l’opérateur Clearwire, devenu ensuite B.lite. Mais depuis, la situation a évolué. Voyons alors ensemble si vous avez toujours la possibilité aujourd’hui de bénéficier de cette technologie et en quoi elle consiste.

Qu’est-ce que le WiMax ?

En voilà une bonne question ! Le WiMax, signifiant « Worldwide Interoperability for Microwave Access », désigne un standard de communication sans fil. Élaboré par le groupe américain Intel en association avec d’autres industriels, il est conforme à la norme IEEE 802.16x.

Après la libéralisation du marché des télécoms en 1998, plusieurs acteurs se sont montrés intéressés par la boucle locale radio (BLR). Elle constituait en effet à l’époque un bon moyen de satisfaire les besoins des consommateurs en matière d’accès rapide à internet. Son principe ? Permettre aux utilisateurs d’être reliés à leur opérateur par ondes radio afin d’accéder au web et aux services à large bande sur une zone de couverture étendue. Elle est donc fondée sur la transmission hertzienne et vient compléter la paire de cuivre, la fibre optique ainsi que l’internet par satellite. Et si nous vous parlons de la BLR, c’est parce que le WiMax fait partie de cette technologie en exploitant la bande de fréquences 3,5 GHz.

L’utilisation de cette dernière a été permise une première fois en 2001 par le ministre des Télécommunications sur base d’un avis rendu par l’IBPT, le régulateur belge. Toutefois, ce n’est qu’à partir de 2005 que deux opérateurs ont réellement commencé à se servir de la boucle locale radio dans cette bande.

Quels sont les avantages du WiMax ?

Le WiMax offre un accès à internet sans que vous ayez besoin de ligne téléphonique, d’abonnement ADSL ou de câble de télédistribution. Cela veut donc dire que seule une prise de courant est nécessaire afin que le modem puisse faire le lien avec le réseau sans fil. Cette technologie est par ailleurs capable de transmettre des données haut débit (en théorie, jusqu’à 70 Mb/s) sur une distance de plusieurs dizaines de kilomètres. Celle-ci varie en fonction des obstacles rencontrés par les ondes. Pour faire simple, nous pouvons dire que le WiMax fait office de Wi-Fi amélioré grâce à sa grande portée. Cependant, dans les faits, le débit maximum autrefois proposé avoisinait plutôt les 5 Mb/s.

Autre point qui distingue le WiMax du Wi-Fi : le service fournit aux utilisateurs. Ici, la vitesse de transmission des informations est par exemple adaptée aux besoins des différentes applications. Un atout non négligeable qui permet aux utilisateurs de profiter de débits et de temps de réponse différents selon leurs activités. Cette qualité de service « QoS » est évidemment utile dans bien des cas !

Quid des offres en Belgique ?

La technologie WiMax est-elle encore prisée en Belgique ? Au départ, deux opérateurs proposaient leurs services en matière de technologie WiMax : la société américaine Clearwire ainsi que l’entreprise bruxelloise Mac Telecom. Progressivement, Clearwire s’est emparé de son concurrent pour finalement le détenir complètement en 2008.

Jusqu’alors, Clearwire destinait ses offres d’internet Wimax aux consommateurs se situant notamment à Bruxelles, à Gand, à Louvain ainsi qu’à Alost. De son côté, Mac Telecom faisait de même mais s’adressait aux entreprises et non aux particuliers. Via cet achat, l’opérateur américain avait comme objectif de rassembler à l’avenir les bandes de fréquences. Mais en 2009, sa maison mère a pris la décision de ne plus investir dans notre pays.

Ensuite, les transactions ne se sont pas arrêtées là puisqu’en avril 2012, l’entrepreneur télécom Max Heilbron (dont TechMax est la firme) a racheté Clearwire Belgique et sa filiale Mac Telecom. Ensemble, elles comptabilisaient à ce moment-là 15 000 clients. S’en est suivi un changement de nom la même année, Clearwire devenant B.Lite.

En s’emparant de tous les actifs, Max Heilbron avait en tête d’effectuer une mise à niveau des antennes de Clearwire et de mettre à disposition des clients une connexion internet d’environ 30Mb/s. De quoi rivaliser avec le réseau VDSL de Proximus, autrefois Belgacom. Mais ce n’est pas tout : lors de la reprise de la société, l’entrepreneur avait également comme projet de proposer la 4G sur le spectre 3,5 Ghz à Bruxelles et ensuite dans toute la Belgique. Ambitieux, Max Heilbron souhaitait aussi mettre en place des offres en téléphonie fixe et télévision numérique.

En 2013, il avait d’ailleurs annoncé l’arrivée de la 4G dans la capitale : « Si les opérateurs existants proposaient la 4G à Bruxelles en plus des offres actuelles de 2G et 3G, ils dépasseraient la norme de 3 volts par mètre. Nous démarrons à la 4G et notre compteur de normes d’émissions commence dès lors à zéro. »

Cependant, en août 2014, la faillite de B.Lite est prononcée. Quant à la filiale Mac Telecom, elle est toujours bel et bien active sur le marché professionnel.

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