Tout savoir sur la technologie 3G

Aujourd'hui, très rares sont les endroits en Belgique où la 3G d'aucun opérateur n'est disponible. Crédit : Pixabay

La 3G a été lancée pour la première fois en Belgique en 2004 à l’initiative de Proximus. Aujourd’hui, la quasi-totalité des consommateurs (plus de 99,9 %) peuvent profiter de ce réseau afin de surfer sur leur smartphone et/ou tablette avec un débit respectable. Voyons quelles sont ses caractéristiques.

Définition de la 3G

Comme son nom l’indique, la 3G désigne la troisième génération du réseau de téléphonie mobile. Elle est basée sur la norme UMTS qui succède au réseau GSM.

Sa particularité par rapport aux générations précédentes ? Elle utilise une banque de fréquences plus large et grâce à des débits supérieurs, elle est capable d’offrir des services supplémentaires comme la transmission de vidéos, la télévision mobile et la visiophonie.

Plusieurs générations de réseaux

Avant la 3G, d’autres systèmes ont été conçus. Pour bien comprendre comment cette troisième génération a été développée, il faut retracer les différentes étapes qui ont jalonné l’évolution des technologies de téléphonie mobile.

Il y a d’abord eu la 1G, d’application pour les tous premiers GSM. Elle possédait un fonctionnement analogique et permettait aux abonnés d’appeler sans fil, ce qui est une avancée majeure pour l’époque. D’ailleurs, le design des téléphones utilisés est resté dans la mémoire de beaucoup d’entre vous à cause de leur taille volumineuse. Plusieurs standards avaient été mis au point pour rendre possible ce type de communication : l’AMPS, apparu en 1976 aux États-Unis, et sa version européenne, le TACS. Ces systèmes comportaient plusieurs failles, dont de sécurité, et ont vite été remplacés par une deuxième génération.

Et voici qu’arrive la 2G au début des années 1990. Elle se démarque nettement de la 1G en sonnant le glas de l’analogique pour le numérique. Elle utilise la norme GSM que vous connaissez bien et qui autorise un débit maximal de 9,6 kb/s. Grâce aux réseaux 2G, il devient possible d’envoyer des SMS et même des MMS en plus de pouvoir téléphoner.

Par la suite, la norme GSM a évolué. Elle a donné naissance au standard GPRS, également appelé 2,5G, et à l’EDGE avec 2,75G. À quoi ont servi ces améliorations ? Le GPRS a permis de faire payer l’utilisateur suivant le volume de données échangé et non la durée de connexion tandis que l’EDGE a fait en sorte que les débits de téléchargement soient augmentés.

Caractéristiques de la 3G

Plusieurs critères définissent la 3G et ils ont été répertoriés par l’Union Internationale des Communications (UIT) au sein des normes IMT-2000.

En voici les principaux :

  • un haut débit de transmission :
    • 144 Kb/s avec une couverture totale pour une utilisation nomade ;
    • 384 Kb/s avec une couverture moyenne pour une utilisation piétonne ;
  • jusqu’à 4 Mb/s avec une zone de couverture réduite pour une utilisation fixe ;
  • une norme unifiée au niveau mondial ;
  • une compatibilité avec les réseaux de seconde génération (2G).

À noter que les réseaux 3G utilisent de nouvelles bandes de fréquences qui sont donc différentes de celles des générations précédentes. Elles se situent entre 1885 et 2025 MHz et entre 2110 et 2200 MHz.

Un système amélioré

En 2007 est apparue une première évolution de la 3G : la 3G+ ou 3,5G. Utilisant la technologie HSDPA, elle permet d’atteindre des débits allant en pratique de 8 à 10 Mb/s. Ce protocole exploite une bande de fréquences avoisinant les 5 GHz et comme la 3G, il fonctionne avec le codage W-CDMA.

Internet partout et sur plusieurs supports

À la base, la 3G a été conçue pour pouvoir être exploitée sur les smartphones. D’abord réservée à un usage professionnel, elle s’est ensuite démocratisée auprès du grand public en devenant accessible à partir de plusieurs appareils.

  1. Sur les smartphones : il suffit que votre GSM soit compatible avec cette technologie et que vous ayez acheté un abonnement ou une carte prépayée qui vous y donne accès pour en bénéficier. Avec le développement de la 4G, la 3G fait désormais partie des offres proposées par différents opérateurs. Base, Orange (ex-Mobistar) et Proximus l’ont chacun déployée massivement sur leur réseau. Vous pouvez d’ailleurs consulter les cartes de couverture des technologies mobile en Belgique sur le site de l’IBPT, le régulateur télécom.
  2. Sur votre ordinateur portable : dans ce cas-ci, pour profiter d’internet via cette technologie, vous devez posséder une clé 3G. Celle-ci consiste simplement en une clé USB que vous devez brancher sur votre ordinateur. Elle est mise à disposition par la majorité des opérateurs télécoms et son utilisation peut vous être facturée de différentes manières. Renseignez-vous donc sur les tarifs pratiqués par votre fournisseur.
  3. Sur tablette : certains modèles de tablettes tactiles disposent de la fonction 3G intégrée. Lorsque ce n’est pas le cas, vous devez utiliser une clé 3G, comme avec un ordinateur portable.

Mais attention, l’utilisation de la 3G diminue rapidement la batterie de votre smarpthone ainsi que de vos autres supports. Lorsque vous n’avez pas besoin d’être connecté à internet, n’hésitez donc pas par exemple à désactiver l’option concernée sur votre GSM !

Comments of the page

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

KillMyBill utilise des cookies pour améliorer l’expérience utilisateur. En continuant à surfer, vous acceptez les conditions d’utilisation de ces cookies. En savoir plus.