Selon l’ONU, plus de la moitié de la population mondiale n’utilise pas internet

Sur Terre, 3,9 milliards de personnes n'ont pas accès à internet. © Pexels

Nous pourrions penser qu’en 2016, la grande majorité des habitants de notre planète a accès à l’internet à haut débit. Et pourtant, c’est loin d’être le cas. En effet, d’après un rapport de l’ONU, plus de la moitié de la population mondiale n’est pas reliée au web. En cause : le prix !

Le haut débit est cher ! Même trop cher ! Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), 3,9 milliards de personnes sur les 7,4 milliards présentes sur Terre n’ont pas la possibilité de surfer sur internet. Sans réelle surprise, nous ne sommes donc pas tous logés à la même enseigne. Une vérité que confirment les chiffres puisque les catégories les plus mal loties sont « les femmes, les personnes âgées, les populations les moins éduquées, les plus pauvres et les habitants des zones rurales ».

Le principal obstacle ? Le prix !

Pour expliquer l’accès difficile voire impossible au haut débit, il ne faut pas aller chercher bien loin. Non, il n’est pas question des zones blanches ! Selon l’UIT, c’est tout simplement le prix qui pose problème. Malgré le fait qu’il ait diminué ces dernières années, il reste « clairement inabordable » dans de nombreux pays pauvres.

En 2008, une connexion fixe à haut débit coûtait en moyenne 80 dollars (75 euros) par mois. Selon l’organisation, ce tarif a chuté à 25 dollars l’année passée. C’est une bonne nouvelle mais dans les pays pauvres, un abonnement mensuel contenant un faible forfait data (un seul giga) représente encore plus de la moitié du salaire annuel.

Les réseaux mobile à la rescousse ?

Et si pour contourner l’obstacle du coût du haut débit, nous nous tournions vers les smartphones ? Sur le papier, l’idée semble bonne puisque l’UIT rappelle que 84 % de la population mondiale peut techniquement profiter des réseaux mobile. Mais là aussi, il y a un frein. Plus que le prix de l’abonnement, c’est cette fois le prix du téléphone qui empêche l’accès à internet. Résultat, beaucoup de personnes sont laissées-pour-compte comme l’a précisé l’UIT. « En 2016, les gens ne se connectent plus, ils sont connectés. Et pourtant, beaucoup n’utilisent toujours pas internet et de nombreux utilisateurs ne bénéficient pas totalement de son potentiel. »

Des propos qui résonnent comme une réponse à ceux tenus récemment par Mark Zuckerberg. Après l’élection de Donald Trump, le fondateur de Facebook avait lancé un appel aux internautes du monde entier à se connecter davantage afin de combattre les inégalités et à « ne laisser personne derrière ».

L’UIT a besoin de statistiques !

Pour remédier aux obstacles rencontrés, l’Organisation des Nations Unies a besoin de statistiques. Selon elle, « une révolution des données est nécessaire pour mieux comprendre qui utilise internet, où et comment. » Car ce n’est qu’en ayant connaissance des usages du numérique qu’il devient possible d’imaginer les technologies les plus prometteuses de demain.

Tandis que les abonnements GSM ont longtemps servi comme indicateur de la connectivité, ils seraient aujourd’hui devenus insuffisants. En effet, l’UIT explique dans son rapport qu’ils ne permettent plus de savoir de façon fiable quelle est l’utilisation réelle des téléphones portables. Pourquoi ? Parce que dans certaines régions, jusqu’à 40 % de personnes ne disposent pas d’un GSM ou du moins ne l’utilisent pas. Par conséquent, les statistiques sont faussées !

Ce souhait de l’ONU a en tout cas le mérite de démontrer que la fracture numérique reste une préoccupation majeure alors que de nouvelles technologies digitales ne cessent d’émerger… et de rendre accro de plus en plus de personnes à leur smartphone. D’ailleurs, faites-vous partie de ces individus connectés H24 ? Pour le savoir, faites notre test !

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