Quelle est la meilleure mutuelle pour vos frais dentaires ?

En Belgique, l’assurance obligatoire couvre principalement les soins dentaires de base et la prévention. © iStock

Si vous êtes sujet à des problèmes dentaires, vous savez sans doute qu’ils peuvent vous revenir très cher. En cause, l’intervention souvent seulement partielle de l’assurance obligatoire soins de santé. Mais heureusement, vous pouvez limiter les dégâts en choisissant une mutuelle généreuse pour ce type de soins.

Rares sont les personnes aimant se rendre chez le dentiste. Et pourtant, cela est nécessaire pour garder une bonne hygiène bucco-dentaire. Comment faire alors pour ne pas dépenser des sommes folles dès le moindre traitement effectué ? Découvrez tous nos conseils ainsi que le fonctionnement du système belge !

Quel remboursement attendre de la sécurité sociale ?

Pour les enfants de moins de 18 ans

Dans le cadre de l’assurance obligatoire (AO), les soins dentaires courants des moins de 18 ans qui consultent un prestataire conventionné sont remboursés totalement sur base des tarifs officiels fixés par l’INAMI.

Il s’agit par exemple des consultations, soins préventifs ou conservateurs, extractions, prothèses amovibles ou encore des radiographies. Pour ce type de prestations, un mineur dont le dentiste pratique le tiers payant ne devra donc rien payer.

Par contre, l’assurance maladie ne rembourse que partiellement, et sous certaines conditions, les appareils et autres soins orthodontiques. Pour alléger vos frais, vous pouvez compter sur l’assurance complémentaire souscrite pour votre enfant à condition que vous soyez affilié à une mutuelle. Elle participera aux frais dès lors que vous lui transmettez les attestations de soins que le dentiste vous aura données.

Pour les personnes majeures

À partir de la majorité, la sécurité sociale n’intervient plus que partiellement ou pas du tout. Embêtant quand on sait que certains traitements sont onéreux, tels que le placement de prothèses dentaires fixes (couronne, bridge, implant).

De plus, depuis le 1er janvier 2016, la sécurité sociale rembourse moins bien les patients qui n’effectuent pas de visite annuelle. Elle souhaite ainsi inciter les Belges à consulter régulièrement afin d’éviter des problèmes et des coûts plus élevés à long terme. Ceux qui ne respectent pas ce rythme paient un ticket modérateur en moyenne plus élevé de 15 %. Dans le détail, toute personne ayant vu un dentiste l’année d’avant règle 25 % des honoraires de sa poche, contre 40 % si elle n’avait pas pris de rendez-vous. De quoi permettre à la sécurité sociale de réaliser des économies.

À noter que cette pratique était déjà employée dans le cadre d’un détartrage. En effet, il doit être effectué chaque année pour que la mutuelle rembourse normalement l’intervention de la sécurité sociale.

Depuis 2016, la visite annuelle chez un dentiste est obligatoire pour pouvoir profiter du remboursement classique de la sécurité sociale. Source : RTBF

Dès lors, pour pouvoir continuer à prendre soin de votre dentition sans vous ruiner, vous avez tout intérêt à choisir une mutuelle qui propose une assurance complémentaire remboursant correctement vos différentes dépenses.

Des interventions différentes selon les mutuelles

En étant affilié à une mutuelle, vous bénéficiez de l’assurance soins de santé obligatoire ainsi que d’une assurance complémentaire. Si la première est destinée à tous les Belges, la seconde est, elle, propre à chaque organisme. Autrement dit, vous ne profitez pas du même niveau de remboursement de vos soins dentaires selon que vous dépendiez d’une mutualité socialiste, libérale, chrétienne, neutre ou libre.

Les mutuelles ne remboursent pas toutes de la même manière.
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Se pose alors l’inévitable question : laquelle choisir ? Dès que vous atteignez l’âge de 25 ans, vous n’êtes plus à charge de la mutualité de vos parents. Vous devez donc vous affilier en tant que titulaire auprès de celle que vous souhaitez. Pour cela, tenir compte de vos besoins est primordial.

Dans le cas présent, partons du principe que vous nécessitez des soins dentaires importants. Il est donc dans votre intérêt de rejoindre une mutuelle adaptée qui pourra compléter la prise en charge de la sécurité sociale.

C’est là que la tâche se complique car les différentes mutualités proposent de nombreux services et avantages, en échange d’une cotisation annuelle. Toutes ne mettent par exemple pas à disposition une couverture pour les soins d’orthodontie. Il n’y a alors pas de recette miracle : vous devez comparer l’offre de chaque mutuelle pour trouver celle en accord avec votre situation personnelle.

Vous vous apercevez que vous n’avez finalement pas choisi le bon organisme ? Sachez alors que dans certains cas, vous n’aurez pas à attendre la fin de votre contrat pour résilier votre complémentaire santé. Cela est par exemple possible lorsque votre situation personnelle, familiale ou professionnelle change.

Quelles couvertures des soins dentaires en 2017 ?

Il existe différentes catégories de soins en fonction desquelles le remboursement varie. Faisons le tour des traitements généralement couverts par les mutuelles après ou sans l’intervention de l’assurance maladie obligatoire.

Consultations et soins courants

Couverture des soins dentaires
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Au cours d’une visite chez votre dentiste, vous pouvez être sujet à divers soins : un détartrage, l’extraction ou la dévitalisation d’une dent, un examen buccal annuel préventif ou encore l’obturation d’une carie. Les prestations sont aussi diverses que variées et forcément, elles ne sont pas soumises au même prix et donc au même remboursement

Pour une consultation classique chez un dentiste conventionné, comptez 21,60 euros. C’est le tarif officiel. En tant qu’assuré ordinaire, c’est-à-dire non bénéficiaire du régime préférentiel BIM, vous recevrez de votre mutuelle au minimum 16,60 euros. Il s’agit de la quote-part de l’AO. Le reste sera comblé en tout ou en partie par votre complémentaire.

Lorsque vous consultez un médecin non conventionné, attention aux dépassements d’honoraires ! En outre, en vous rendant en urgence chez votre dentiste de nuit, durant le week-end ou un jour férié, vous payerez jusqu’à 20,22 euros de plus. À savoir que la sécurité sociale vous remboursera au maximum 15,22 euros si vous êtes majeur. Pour le reste, il faudra compter sur l’éventuel soutien de votre mutuelle.

Prothèses dentaires

Les prothèses dentaires coûtent cher.
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Aïe, les prothèses dentaires sont souvent très onéreuses et celles indiquées dans la nomenclature des soins dentaires de la sécurité sociale ne sont remboursées que partiellement à partir de 18 ans et sous certaines conditions.

Votre âge et le type de la prothèse déterminent l’intervention accordée. Seuls les modèles amovibles sont gratuits pour les mineurs consultant un dentiste conventionné. À partir de la majorité et jusqu’à 50 ans, la prise en charge a lieu dans de rares cas et avec l’accord préalable du médecin conseil. Quant aux bridges et couronnes, ils ne sont ni couverts pour les enfants, ni pour les adultes. De même pour les implants dentaires, à quelques exceptions près.

Pour limiter les frais tant que vous n’êtes pas quinquagénaire, vous devez donc être remboursé par votre assurance complémentaire. Mais si cette dernière prendra en charge une partie des frais non assumés par l’ASSI, attendez-vous tout de même à certaines limites. Selon la législation AMI, vous n’aurez droit par placement de prothèse dentaire amovible ou fixe qu’à un montant unique de 150 euros maximum tous les 7 ans.

Sachant qu’une couronne coûte en moyenne plus de 1 500 euros, il restera encore un montant élevé à payer. À moins que vous ne souscriviez une assurance facultative.

Parodontologie

Le domaine de la parodontologie concerne les maladies parodontales, plus connues sous le nom de « déchaussement », qui affectent la gencive et l’os englobant les dents.

Pour une consultation classique chez un dentiste conventionné spécialiste en parodontologie, il faut compter 25,92 euros. La sécurité sociale prend à sa charge 20,92 euros pour un patient majeur. Pour être davantage remboursé et à tout âge, vous pouvez opter pour une assurance facultative dédiée aux soins dentaires.

Orthodontie

Pour rappel, l’orthodontie est une spécialité qui permet de corriger les mauvaises positions des mâchoires et des dents afin de redonner une denture fonctionnelle et esthétique.

Dans le cadre d’un traitement d’orthodontie, vous pouvez prétendre un remboursement de l’ASSI. Comptez 25,92 euros pour une simple consultation auprès d’un orthodontiste conventionné et 20,92 euros pour le remboursement accordé par la sécurité sociale. Comme la règle le veut, la visite est totalement prise en charge pour un jeune de moins de 18 ans.

La note grimpe toutefois rapidement quand il s’agit d’appliquer de traitements orthodontiques tels que la pose d’appareils et plaquettes. En effet, la sécurité sociale ne les prend que partiellement en charge pour les mineurs. Dans ce cas, il vaut donc mieux bénéficier d’une bonne complémentaire.

Traitement orthodontique pour enfant
Au vu du prix élevé des appareils dentaires, les mutuelles complètent pour les enfants l’intervention de l’assurance obligatoire. © iStock

Quelques mutuelles octroient sous certaines conditions une prise en charge totale des tickets modérateurs jusqu’à 18 ans. Cela inclut les frais de consultations, de suivi et d’appareillage depuis le traitement de première intention jusqu’au traitement définitif

Vous pourrez également prétendre à un forfait supplémentaire oscillant entre 300 et 400 euros lors de la pose finale de l’appareil. Bref, il vaut mieux comparer les remboursements octroyés par chaque mutuelle avant de commencer un parcours de soins pour votre enfant !

Vous avez plus de 18 ans et devez suivre un traitement orthodontique régulier ? Alors vous n’avez guère le choix : pour ne pas grever votre budget, vous devez souscrire une assurance facultative.

Une assurance facultative pour un meilleur remboursement

Depuis plusieurs années, mutuelles et assurances privées proposent des produits permettant de bénéficier d’une couverture encore plus large. Vous les trouverez par exemple sous le nom de « Dentalia », « Dentalis », « Dento », « Optio Dentis » ou encore tout simplement « assurance dentaire ».

Selon leurs conditions d’admission, ces offres peuvent être intéressantes si vous n’avez pas droit à une bonne prise en charge par la sécurité sociale et/ou votre assurance complémentaire. En effet, elles vous permettront en principe d’être mieux remboursé pour les soins dentaires préventifs, l’orthodontie, les soins dentaires curatifs, les prothèses, les implants et la parodontologie.

Assurance facultative
Pour garder un joli sourire sans vous ruiner, vous pouvez souscrire une assurance supplémentaire. © iStock

Cependant, vous devez être attentif car pour la plupart des traitements, les assureurs appliquent un plafond d’intervention qui est souvent progressif pendant les 3 premières années de souscription du contrat. De plus, un stage d’attente, aussi appelé « délai de carence », est généralement imposé. Mis en place afin d’éviter les adhésions opportunistes, il retarde toute couverture à 6 ou 12 mois, la durée variant selon les types de prestations.

Évidemment, profiter des avantages d’une assurance facultative a un coût. L’assureur privé vous réclamera le paiement d’une prime mensuelle et votre mutualité, le versement d’une cotisation. Vous remarquerez à cette occasion que plus vous êtes jeune, plus vous bénéficiez d’un tarif bas. Par ailleurs, dans certaines assurances dentaires, la souscription pour tous les membres du ménage est obligatoire.

Afin de préserver le plus possible votre budget, nous vous recommandons bien sûr de comparer les assurances soins dentaires. Du moins lorsqu’elles sont proposées par des organismes privés car les mutuelles réservent leurs services à leurs affiliés.

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