250 000 ménages sont alimentés en électricité grâce à la biomasse

La transformation du bois en énergie permet de produire de la chaleur et de l'électricité. © Pixabay

En Wallonie, la plupart des énergies renouvelables consommées sont obtenues grâce à la biomasse. Selon ValBiom, l’association de valorisation de la biomasse, elle assurerait ainsi les besoins en électricité de plus de 248 000 foyers, soit 16 % des ménages au sud du pays.

La biomasse joue un rôle important dans la production d’énergie renouvelable. C’est du moins ce que révèlent les chiffres publiés par l’ASBL ValBiom.

Pour rappel, la biomasse désigne l’ensemble des matières organiques, qu’elles soient d’origine végétale ou animale. Elles peuvent provenir des forêts, parcs, jardins mais aussi des milieux aquatiques ou des déchets alimentaires. Bref, la biomasse constitue une source d’énergie issue de tout ce qui pousse et ce qui vit.

Une production significative d’électricité mais aussi de chaleur

82,6 % des énergies renouvelables dont font partie l’éolien, le photovoltaïque, l’hydroélectrique et bien sûr la biomasse sont issues de cette dernière. Dans le détail, elle couvre 35,4 % de la production électrique renouvelable wallonne et 96,2 % de la production totale de chaleur renouvelable dans la région. Dans le cadre de cette seconde filière, elle intervient aux côtés du solaire thermique, des pompes à chaleur et de la géothermie.

En règle générale, les consommateurs remarquent surtout la présences des éoliennes ainsi que des panneaux photovoltaïques. Pourtant, comme l’a souligné l’ASBL, si les projets de biomasse sont moins visibles, ils sont nombreux.

« Moins connus, les projets de production d’énergie à partir de biomasse pèsent pourtant lourd dans la balance de la production d’énergies renouvelables. En Wallonie, on dénombre de multiples projets locaux, diversifiés, intégrés et durables. »

Un secteur qui reste stable

En 2015, la filière de la biomasse n’a pas connu de changements majeurs, malgré des modifications législatives intervenues un an auparavant. Dans la pratique, 46 unités de biométhanisation en fonctionnement ont été dénombrées cette année-là en Wallonie. Parmi elles, 21 étaient de type agricole et utilisaient donc de la matière provenant de résidus de culture et d’effluents d’élevage. Une seule était par contre dédiée aux déchets ménagers, neuf à l’agroalimentaire et cinq aux boues de station d’épuration.

Sans oublier les dix centres d’enfouissement technique (CET) dont la mission est de récupérer le biogaz. Leurs caractéristiques ? En plus de valoriser les déchets, ils préservent la qualité de l’air en contrôlant la présence de polluants et limitent les nuisances olfactives pour des raisons de sécurité et de préservation de l’environnement. Pour ce faire, les biogaz produits par les CET sont notamment captés par un système qui permet ensuite de les éliminer ou de les valoriser.

À savoir qu’en 2015, la filière de la biométhanisation a produit 198 GWh électriques et 275 GWh thermiques. La biométhanisation étant un procédé naturel de dégradation de la matière organique permettant de générer du biogaz. Celui-ci est ensuite brûler afin d’obtenir de l’électricité et de la chaleur.

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