L’indisponibilité des centrales fait augmenter le prix de l’électricité

L'arrêt momentané des réacteurs nucléaires Tihange 1 et 2 est en partie responsable de la hausse des prix de gros de l'électricité. © Engie Electrabel

Depuis quelques semaines, les prix de l’électricité s’envolent. Cette fois, ce ne sont ni les taxes, ni les frais de distribution qui sont responsables de cette situation mais bien la mise à l’arrêt de centrales nucléaires. C’est du moins ce qu’a indiqué la Creg, le régulateur fédéral de l’énergie.

C’est un fait, en ce moment, le coût de l’électricité ne fait que grimper. Mais pourquoi ? Selon la Creg, l’interruption de centrales nucléaires en Belgique et en France pourrait expliquer cette forte augmentation.

Des signes de nervosité sur les marchés

L’arrêt des réacteurs n’est pas sans conséquence sur le secteur de l’énergie. En effet, d’après la porte-parole de la Creg, « cela provoque une certaine nervosité sur les marchés ». La preuve en est avec ces chiffres : les prix à court et à moyen termes ont augmenté jusqu’à 60-70 euros/MWh ces derniers temps. « En début d’année, on était encore à 35 euros/MWh », a indiqué la représentante de la Commission de Régulation de l’Électricité et du Gaz.

De nombreuses centrales nucléaires à l’arrêt

L’agitation constatée sur les marchés n’est pas étrangère à l’état des parcs nucléaires belge et français. Chez nous, plusieurs centrales ne fonctionnent plus pour le moment pour cause d’entretien. C’est ainsi le cas de Tihange 1 et 3 ainsi que de Doel 3 qui représentent tout de même ensemble la moitié de la capacité nucléaire de notre pays.

Quant à la France, elle doit aussi actuellement se passer de plusieurs réacteurs. Arrêtés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), ils font l’objet d’investigations car leurs générateurs de vapeur pourraient souffrir d’anomalies au niveau de la composition de l’acier. Parmi les réacteurs concernés, deux sont situés dans la centrale du Tricastin (Drôme). Les autres se trouvent notamment à Fessenheim (Haut-Rhin) et Gravelines (Nord). À savoir qu’ils sont loin d’être les seuls concernés par ces contrôles. En effet, c’est également le cas de 13 autres réacteurs dont six ont pu redémarrer. Ceux restants sont toujours dans l’attente d’un feu vert de l’ASN.

En tout, sur les 58 réacteurs présents dans l’Hexagone, une vingtaine sont actuellement hors service ou en service partiel. C’est beaucoup étant donné que le nucléaire produit environ trois quarts de l’électricité en France. Alors forcément, ces différentes indisponibilités ont fait hausser les prix de gros.

Le consommateur directement touché

Si les prix restent élevés, ils devraient avoir un impact sur la facture du consommateur. Surtout si celui-ci dispose d’un contrat d’électricité à prix variable puisque ce dernier est ajusté tous les trimestres. Pour limiter les dégâts, mieux vaut donc comparer les prix et choisir le contrat le moins cher.

Afin de ne pas inquiéter ses clients, Engie Electrabel, leader du marché, rappelle que la composante énergétique ne représente qu’un tiers de la facture totale d’électricité.

« La majorité de la facture se compose en fait des taxes et des coûts de transport et distribution. De plus, nos paramètres d’indexation pour l’électricité sont basés sur une moyenne de trois mois, ce qui nivelle les pics de prix. Les clients qui ont opté ces derniers mois pour un prix fixe bénéficieront jusqu’à la date anniversaire de leur contrat d’un prix plus favorable. »

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