Les franchises, comment ça marche ?

Une police d'assurance avec des franchises élevées et une prime faible ne vous permettra d'économiser que si vous avez peu de chance de provoquer un sinistre. © iStock

En assurance, le terme « franchise » est incontournable. Présent dans la majorité des contrats, il est associé à une notion qui vous concerne directement en tant que client : l’indemnisation à laquelle vous avez droit après un sinistre. Son fonctionnement vous semble obscur ? Voici de quoi y remédier !

Une police d’assurance auto contient moult éléments pas toujours faciles à comprendre. Embêtant quand on sait qu’ils déterminent souvent le caractère avantageux ou non des conditions octroyées par l’assureur. Mais heureusement, chez KillMyBill, nous avons décidé de vous venir en aide en vous expliquant le principe de l’un d’entre eux : la franchise.

Une franchise, c’est quoi ?

La franchise est la somme restant à votre charge après un sinistre que vous avez causé ou pour lequel le tiers responsable n’a pas été identifié. Dans de tels cas, les assureurs ne remboursent en effet pas la totalité des frais encourus afin d’inciter leurs clients à la prudence. Quand vient alors le moment de vous indemniser, ils déduisent généralement la franchise de leur intervention. À savoir qu’elle est réduite de moitié lorsque les torts sont partagés.

Définie à la conclusion du contrat, la franchise est en principe appliquée aux formules omnium et non aux assurances responsabilité civile. Soyez toutefois toujours vigilant car il est possible que votre assureur en impose une dans des circonstances particulières. Si vous êtes un jeune conducteur, par exemple.

Là où la situation se complexifie, c’est lorsqu’il est question de calculer la franchise. En effet, elle peut être exprimée dans votre contrat d’assurance de diverses manières : en euros, en pourcentage ou sous la forme d’une combinaison des deux systèmes précédents. Ce point est bien sûr à prendre en compte avant de choisir une assurance auto puisqu’il détermine la valeur du remboursement accordé.

Par ailleurs, le montant des franchises diffère selon les garanties, au même titre que leur mode de calcul. Une couverture bris de glace ne proposera ainsi pas la même indemnisation qu’une protection contre le feu. À vous dès lors de vous renseigner correctement afin d’avoir une vue claire des sommes consenties et systèmes appliqués.

Les différentes formes de franchise

Plusieurs sortes de franchise sont utilisées sur le marché de l’assurance. Il existe par exemple la franchise kilométrique valable pour l’assistance dépannage et remorquage. Mais qu’en est-il de celles influençant le montant versé par votre assureur ?

Avant de signer un contrat, il est primordial de savoir à quelle formule vous aurez affaire en cas de sinistre. D’autant plus qu’il est parfois possible de négocier une franchise réduite voire inexistante sous certaines conditions. Ce genre d’avantage étant notamment accordé si vous faites effectuer les réparations de votre voiture auprès d’un garage agréé par votre assureur.

En Belgique, on dénombre deux grands types de franchise avec des modes de calcul variables.

1. La franchise anglaise

La franchise anglaise, aussi appelée « à l’unité de mesure », fonctionne comme un seuil d’intervention minimal qui s’élève à un montant fixe ou à un pourcentage de la valeur assurée du véhicule.

Dans la pratique, dès que le montant des dommages dépasse le montant de la franchise stipulé dans le contrat, la compagnie rembourse la totalité des dégâts. Vous n’avez alors rien à payer, pas même une franchise. Par contre, si le montant des dommages est égal ou inférieur au montant de la franchise, les frais de réparation vous reviennent.

À savoir qu’en assurance auto, ce système est souvent d’application dans la garantie protection juridique.

Exemple

Votre contrat d’assurance auto inclut une franchise de 150 euros. Deux possibilités :

  1. les dégâts sont estimés à 300 euros et votre assureur vous indemnise la somme de 300 euros ;
  2. les dégâts sont estimés à 140 euros et vous ne recevez rien de la part de votre assureur.

Attention : il peut arriver que vous entendiez parler d’une franchise à 0 %. Cependant, renseignez-vous bien sur les conditions car parfois, se cache derrière les beaux discours une franchise anglaise.

2. La franchise forfaitaire

La franchise forfaitaire est la formule la plus courante. Déterminée à la signature de votre police d’assurance, elle peut être calculée de plusieurs manières.

Un montant fixe indiqué en euros

Il s’agit du mécanisme le plus sûr car vous savez directement ce qu’il vous reste à régler. Pas de mauvaise surprise.

Exemples

La franchise prévue dans votre contrat est de 200 euros.

  1. À la suite d’un accident, les frais de réparation de votre auto s’élèvent à 600 euros. Vous serez alors remboursé de 400 euros. Soit 600 – 200 euros, la franchise étant déduite de l’indemnisation.
  2. Vous vous faites voler votre voiture et l’expert automobile chiffre sa valeur à 10 000 euros. Votre assureur vous couvrira donc à hauteur de 9 800 euros.

Un pourcentage d’indemnisation

Il peut être défini dans le contrat que la franchise corresponde à un certain pourcentage de la somme globale du préjudice subi. Autrement dit, impossible de connaître son montant au préalable puisque vous ne pouvez pas prédire le coût de futurs dommages.

Exemple

La franchise est fixée à 10 % et les réparations sont estimées à 1 000 euros. Vous recevrez alors 900 euros, soit 1 000 – 100 euros.

Attention : la franchise peut être assortie d’un montant minimal et d’un montant maximal.

Une prime réduite contre une franchise élevée : un bon plan ?

Comparer les assurances auto peut être compliqué en raison des différents éléments à prendre en compte. Il y a certes les risques couverts ainsi que les exclusions de garantie mais également la prime et… la franchise. Si vous cherchez avant tout à payer le moins cher possible, vous pourriez être tenté de réduire votre cotisation au maximum. Mais attention : plus elle est basse, plus la franchise est importante. Et vice versa.

Pour savoir quelle est la répartition la plus avantageuse pour vous, essayez de dresser votre profil d’automobiliste. Vous êtes un bon conducteur et roulez de manière occasionnelle ? Vous pouvez sans doute alors vous permettre de payer une prime faible durant l’année car vos chances de provoquer un sinistre sont minimes. Mais si vous effectuez des trajets quotidiens, une police associée à des franchises élevées pourrait en fin de compte vous coûter cher.

Par ailleurs, veillez toujours à choisir une franchise que vous pourrez assumer en cas de sinistre. Pour cela, n’hésitez pas à négocier son montant avec votre assureur !

Comments of the page

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

KillMyBill utilise des cookies pour améliorer l’expérience utilisateur. En continuant à surfer, vous acceptez les conditions d’utilisation de ces cookies. En savoir plus. X