L’éolien marin : un créneau qui séduit de plus en plus

L'éolien de mer est un secteur qui séduit de plus en plus. Crédit : Pixabay

Au quotidien, nous sommes davantage invités à rencontrer des éoliennes terrestres. Pourtant, de nombreuses installations sont également implantées au large des côtes, notamment en mer du Nord. Si le principe de fonctionnement ne change pas, les modèles offshore, plus coûteux, offrent une production plus importante.

Avantages et inconvénients de l’éolien marin

L’éolien marin utilise la même technologie que les éoliennes que l’on connaît tous. La seule différence est évidemment qu’au lieu d’être installées sur terre, les éoliennes sont cette fois implantées en pleine mer. Un avantage plutôt évident est que si elles sont situées assez loin, le problème du paysage gâché est évité. Elles sont alors hors de vue et personne ne peut râler à propos de leur manque d’esthétique. Autre avantage majeur, en pleine mer, les vents sont plus importants et moins turbulents comme ils ne rencontrent aucun obstacle. L’efficacité des éoliennes est donc nettement améliorée et elles produisent plus d’énergie. Une éolienne offshore peut ainsi fournir jusqu’à 6 MW de puissance (contre au mieux 3 pour des éoliennes terrestres), soit une production d’énergie utile aux alentours de 15 000 MWh par an.

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Cependant, implanter des éoliennes au large des côtes soulève de nouveaux problèmes et nouveaux coûts. Vous vous en doutez, les conditions en pleine mer ne sont pas les mêmes que sur terre. Les mâts doivent résister à la force des vagues et des courants marins qui peuvent être très violents. L’installation doit aussi être protégée contre la corrosion qui est beaucoup plus importante à cause du sel et des embruns ce qui la rend plus coûteuse que sa cousine terrestre. De plus, du fait de leur localisation, il est beaucoup plus difficile et cher d’installer ce type de dispositifs. Pour venir les réparer, il faut par exemple de gros moyens techniques. Autre complication, le raccordement électrique qui implique des câbles sous-marins coûteux et fragiles. Le transport de l’électricité produite est donc lui aussi compliqué. Seront donc privilégiées les installations dans des zones où la mer est peu profonde afin de réduire les investissements et de bénéficier d’un bon rendement.

L’éolien marin en Belgique

En 2015, la Belgique était le 5ème plus gros pays au monde producteur d’énergie à partir d’éoliennes marines. Les parcs d’éoliennes de mer (appelés aussi parcs offshores) prennent de plus en plus d’importance dans les parcs éoliens belges avec notamment plusieurs projets d’expansion des parcs déjà existants. La Belgique possède plusieurs parcs éoliens offshores dont ceux de Belwind, Northwind et C-Power.

Le parc éolien de Belwind a été construit sur le banc de sable Bligh Bank en mer du Nord, à 46 kilomètres du port de Zeebruges. L’investissement dans le projet a dépassé le demi-milliard d’euros. La première phase (55 éoliennes de 3 MW de puissance, soit 165 MW au total) a été inaugurée en décembre 2012. Le parc éolien de Thorntonbank est situé à 28 km des côtes belges et ses éoliennes sont ancrées à une profondeur comprise entre 12 et 27 mètres. Depuis son lancement en 2009, la puissance de production du parc n’a cessé de progresser, passant de 30 MW à plus de 325 MW. La production d’électricité de l’ensemble de ces éoliennes offshores belges équivaut à la consommation de 800 000 ménages.

De nombreux investissements et projets dans l’éolien marin

Les prochaines années verront apparaître 5 parcs éoliens supplémentaires en mer du Nord : Seastar, Mermaid, Northwester2, Norther et Rentel. La capacité du parc Belwind sera quant à elle augmentée. Si tout va bien, d’ici 2020, les 8 parcs (3 existants et 5 en construction) devraient être finis. Ensemble, ils atteindront une capacité de production de 2 200 MW et les éoliennes en mer pourraient produire 10% de la consommation totale d’électricité en Belgique.

Ces créneaux d’avenir attirent de nombreux investisseurs et le financement du projet de Belwind 2 a intéressé plusieurs banques. Les actionnaires principaux de Belwind sont Parkwind, le Japonais Sumitomo et la coopérative néerlandaise Meewind. Ce projet séduit grâce à la rentabilité qu’il peut offrir et le parc devrait commencer à produire de l’énergie en 2017.

Quels doutes et menaces subsistent quant au futur de l’éolien marin ?

Comme l’éolien offshore demande des investissements importants et des technologies coûteuses, l’énergie produite par les parcs revient plus cher, du moins au début de l’exploitation. Aujourd’hui, le consommateur d’électricité paie un supplément de 2,2 € par MWh. Un ménage moyen consomme autour de 4 MWh (4 000 kWh) par an et un gros consommateur autour de 8 MWh si le logement est équipé de chauffage électrique. À savoir que ces chiffres chutent si vous utilisez du fioul pour vous chauffer ou si vous possédez une cuisinière au gaz par exemple. En somme, ça ne fait pas un surcoût bien important, même pas 20€ par an et vous avez la certitude de consommez de l’énergie verte, ça vaut le coup !

Cependant, le gouvernement soutient moins l’éolien qu’auparavant et la ministre de l’Énergie Marie-Christine Marghem a une nouvelle fois décidé de revoir les subsides à la baisse. Cette diminution est encore à chiffrer car elle risque de compliquer le bouclage du financement de Rentel et Northern. Pourtant, ces deux derniers sont nécessaires pour que la Belgique parvienne à remplir les objectifs climatiques qui lui ont été fixés pour 2020.

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