D’où vient le gaz naturel consommé en Belgique ?

Le gaz consommé en Belgique provient de gisements situés ailleurs dans le monde. © Pixabay

La Belgique ne dispose pas de réserve de gaz naturel si bien qu’elle est dépendante des pays qui en sont producteurs. Comment ce combustible est-il alors acheminé jusqu’à nos frontières ? Et puis dispersé au sein de notre territoire ? Ne bougez pas, nous vous expliquons tout !

La Belgique s’approvisionne auprès de plusieurs pays producteurs en privilégiant les États voisins. Après être arrivé jusqu’à elle, le gaz est pris en charge par Fluxys, le gestionnaire du transport de gaz.

De quels pays est importé le gaz consommé en Belgique ?

Le gaz naturel étant une énergie fossile, il est voué à disparaître car il est consommé plus rapidement que le temps dont ont besoin les réserves pour se constituer. Dès lors, la possession de gisements de gaz est un réel enjeu économique et géopolitique au niveau mondial.

Si les États-Unis se sont lancés dans l’exploitation du gaz de schiste à grande échelle, c’est pour deux raisons. D’abord pour un intérêt économique qui n’est pas forcément évident compte tenu des retombées négatives de l’extraction de ce gaz. Ensuite, pour réduire leur dépendance énergétique envers le Canada qui représente autour de 97 % de leurs importations en gaz naturel. Les États-Unis sont les plus gros producteurs de gaz au monde (gaz de schiste principalement) mais ils en exportent une partie. Puisque leur consommation est supérieure à leur production, ils sont donc obligés d’importer.

De la même manière, la Belgique est principalement dépendante de ses voisins pour ses importations de gaz naturel. Cependant, contrairement aux États-Unis qui produisent énormément de gaz, la Belgique ne dispose d’aucune source de production. Elle importe donc 100 % de sa consommation.

Notre pays importe quasiment la totalité de sa consommation de pays européens :

  • Pays-Bas : ils représentent plus de 45 % des importations de gaz naturel de la Belgique et cette proportion continue d’augmenter.
  • Norvège : avec 33 % des importations, c’est le deuxième pays dont la Belgique dépend le plus.
  • Qatar : ce pays constitue plus de 8 % des importations. Ce gaz, qui vient de loin, est transporté par méthaniers sous forme liquide jusqu’à Zeebrugge puis est livré par gazoducs sur le territoire. La part du Qatar dans les importations de gaz de la Belgique est de plus en plus faible.
  • Allemagne : plus de 6 % des importations de gaz naturel proviennent de cet autre voisin de la Belgique. La part de l’Allemagne dans les importations belges augmente doucement.
  • Royaume-Uni : il est à l’origine d’environ 6 % des importations. Le gaz est transporté par méthaniers sous forme liquide jusqu’à la côte puis par gazoducs.

Le gaz britannique et qatari est livré à Zeebrugge. Le gazoduc double Zeebrugge – Ville-sur-Haine – Blaregnies transporte le gaz d’outre-mer déchargé à Zeebrugge du nord au sud.

Le gaz naturel norvégien entre dans notre pays via Dilsen (Obbicht – Limbourg belge), ‘s Gravenvoeren et Zeebrugge. Le gazoduc ‘s Gravenvoeren (frontière hollandaise) – Blaregnies (frontière française) transporte le gaz norvégien de la mer du Nord d’est en ouest.

Le gazoduc entre Zeebrugge et Eynatten à la frontière allemande achemine le gaz norvégien et le gaz britannique vers l’est du pays et vers l’Allemagne.

Les deux modes de transport du gaz naturel

D’où vient le gaz naturel ? Source : Engie

1. Les gazoducs : transport efficace du gaz naturel

Cette méthode est utilisée pour desservir les zones à forte demande de la manière la plus efficace. Les gazoducs sont des tubes d’acier épais ayant un diamètre pouvant aller de 20 cm à 1 m. La longueur du réseau peut atteindre 3 000 km. Afin de faire circuler le gaz, on doit le comprimer. C’est la raison pour laquelle on retrouve des stations de compression de gaz installées tout le long des gazoducs.

Le gaz importé par la Belgique transite par deux types de canalisations. Les gazoducs terrestres qui assurent le transport du gaz venant de la Russie et des Pays-Bas et les gazoducs sous-marins qui transitent le gaz en provenance du Royaume-Uni et de la Norvège.

Bien que coûteux, le choix des gazoducs est le plus fréquent pour le transport du gaz. Néanmoins, l’un des inconvénients de cette solution est qu’une fois le gazoduc construit, il n’est plus possible de faire évoluer facilement son tracé ! Il est dès lors difficile de changer de sources d’approvisionnement. Par ailleurs, les pays traversés par le gazoducs présentent chacun une contrainte supplémentaire en termes de sécurité.

2. Les méthaniers : le transport sous forme liquide

Une alternative pour le transport du gaz est de faire appel à de gros navires appelés méthaniers. Comme tous les gaz, le gaz naturel peut devenir liquide lorsque l’on abaisse sa température. C’est à partir de -161° que le gaz naturel devient liquide. On l’appelle alors GNL (Gaz Naturel Liquéfié). Celui-ci occupe jusqu’à 600 fois moins de volume et on peut dès lors le stocker dans les cuves des méthaniers. Ces navires ont une capacité de 25 000 m³ de GNL mais doivent absolument être isolés thermiquement pour éviter toute perte d’énergie.

La Belgique dispose d’un terminal méthanier à Zeebrugge qui permet aux navires de décharger le GNL. Ce dernier est ensuite regazéifié puis injecté dans le réseau de transport belge.

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