Le crédit énergie verte : pour quels travaux ?

Besoin de fonds pour rénover votre maison en vue d’économiser de l’énergie et donc de l’argent ? Pensez au crédit vert ! © iStock

Vous souhaitez investir pour économiser de l’énergie ? Quelle bonne idée ! En plus de protéger l’environnement, vous ferez diminuer vos factures de manière significative. Reste à trouver des fonds pour réaliser vos projets… et justement, vous en fournir est la vocation du prêt rénovation vert.

Rénover votre logement améliorera sans doute votre confort de vie mais aussi votre santé financière. En effet, un bien mal isolé ou doté d’un certificat de performance énergétique médiocre peut à long terme vous coûter très cher.

Saviez-vous par exemple qu’une mauvaise toiture peut représenter jusqu’à 35 % de pertes d’énergie ? Et que le double vitrage à haut rendement permet de réduire de 80 % les déperditions de chaleur ? Vous avez donc tout à gagner en effectuant quelques travaux.

Cependant, cela est en théorie plus facile à dire qu’à faire en raison de leurs coûts. Pourquoi alors ne pas vous tourner vers un prêt rénovation écologique ? En le choisissant bien, vous profiterez d’un taux avantageux et limiterez une nouvelle fois vos dépenses.

Le prêt rénovation vert, c’est quoi ?

Le prêt vert s’adresse aux propriétaires et locataires qui désirent réaliser des travaux dans le but de diminuer leur consommation d’énergie et de limiter leur impact sur l’environnement.

Aujourd’hui, pour financer de tels investissements, les Régions mettent à disposition plusieurs aides mais elles ne sont pas les seules à le faire. En effet, les banques proposent également plusieurs formules, sous forme de crédit hypothécaire ou de prêt à tempérament. Dans le cadre d’une rénovation écologique, ce dernier produit est souvent appelé « Crédit énergie », « Crédit vert » ou encore « Éco-prêt ».

Plus facilement accordé qu’un crédit hypothécaire, il convient aux personnes souhaitant emprunter un montant relativement faible. Son avantage ? Il ne doit faire l’objet d’aucune garantie et n’engendre donc ni frais de notaire, ni frais d’enregistrement. En règle générale, vous ne devrez pas non plus supporter de frais de dossier.

Les travaux éligibles

Chaque institution financière a élaboré une liste de travaux destinés à rendre votre habitation moins énergivore et pouvant faire l’objet d’un prêt vert. Généralement, elle contient les mesures suivantes :

  • remplacement ou entretien d’une ancienne chaudière ;
  • installation d’un système de chauffage de l’eau par énergie solaire ;
  • installation de panneaux solaires pour transformer l’énergie solaire en énergie électrique ;
  • installation de pompes à chaleur ;
  • placement de vannes thermostatiques ou d’un thermostat d’ambiance à horloge ;
  • placement de vitrage isolant ;
  • isolation du toit, des murs et des sols ;
  • réalisation d’un audit énergétique de l’habitation.
Cochons verts en face d'un certificat PEB
Avec un éco-crédit sous forme de prêt à tempérament, vous pouvez notamment financer la réalisation d’un audit énergétique. © iStock

Mais ce n’est pas tout. Selon les contrats et les organismes de crédit, vous pourrez également vous servir d’une partie de votre prêt énergie pour payer d’autres dépenses. S’apparentant alors à un prêt rénovation classique, il vous permettra de réaliser des transformations dans votre maison. Vous pourrez par exemple protéger votre logement contre le vol et l’incendie, aménager une nouvelle cuisine ou encore construire un abri de jardin. Tout dépend de votre budget et de vos envies !

Mensualités et durée du prêt

Calendrier
© iStock

Le principe d’un prêt vert est d’être flexible en offrant aux clients une certaine marge de manœuvre. Bien sûr, cette dernière varie selon les établissements. Il n’y a donc pas de secret : pour bénéficier des meilleures conditions, vous devez comparer les formules de plusieurs organismes.

Concrètement, vous trouverez des différences au niveau du taux d’intérêt, des montants et des délais de remboursement.

En règle générale, le montant du crédit énergie est limité vers le bas. Des banques imposent par exemple un emprunt minimum de 2 500 euros alors que d’autres proposent des solutions à partir de 1 250 euros. La durée est elle aussi encadrée, pouvant par exemple varier entre 2 et 10 ans ou encore entre 6 et 120 mois. Évidemment, elle dépend du montant emprunté et de celui que vous êtes capable de rembourser chaque mois. Généralement, elle ne peut pas excéder la durée de vie économique du bien.

Quant au taux d’intérêt, il est en principe plus avantageux que celui d’un prêt rénovation classique. Il a également comme particularité d’être fixe. Autrement dit, vous réglerez des mensualités identiques durant toute la période du prêt. Plus elles seront élevées, plus vous rembourserez vite et donc moins vous payerez d’intérêts.

Les conditions pour bénéficier d’un crédit énergie

S’il est vrai que le prêt à tempérament dédié aux travaux économiseurs d’énergie a l’avantage d’être souple, il ne reste tout de même accessible que sous certaines conditions.

  • Il s’agit d’un crédit. Par conséquent, vous devez au moins avoir 18 ans pour introduire une demande.
  • Selon les organismes financiers, minimum 50 %, 75 % ou 80 % de travaux de rénovation doivent être consacrés à l’économie d’énergie. Si ce n’est pas le cas, vous devrez vous orienter vers un simple prêt rénovation
  • Vous devez fournir une preuve d’investissement valable, c’est-à-dire une facture, un devis de l’entrepreneur ou une offre d’un vendeur.

Vous êtes intéressé ? Alors sachez qu’après avoir comparé les prêts personnels et réalisé des simulations, vous pouvez introduire une demande en ligne en vous rendant sur le site internet de l’entreprise de votre choix. Veillez à avoir à portée de main votre carte d’identité, la facture ou le bon de commande signé ainsi que vos dernières fiches de salaire ou toute autre preuve de revenu de remplacement. Bien entendu, vous pouvez également prendre un rendez-vous en agence.

Attention : si vous venez de conclure un contrat de prêt à tempérament qui, au final, ne vous convient pas, pensez à faire valoir votre droit de rétractation. Selon les banques et organismes de crédit, vous disposez de 14 à 30 jours calendrier à dater du jour de la signature du contrat pour y renoncer sans pénalités et sans donner de motif.

Quels avantages fiscaux avec un prêt vert ?

Plante qui pousse parmi des pièces de monnaie
© iStock

Autrefois, il était possible de contracter un prêt vert qui donnait droit à des avantages fiscaux au niveau fédéral. En effet, sous certaines conditions, l’État octroyait une réduction d’intérêt de 1,5 % ainsi qu’une réduction d’impôt. Mais depuis le 1er janvier 2012, cette aide n’existe plus car elle n’était que temporaire. Elle a toutefois laissé des traces car c’est d’elle que vient la dénomination « prêt vert ». Aujourd’hui, celle-ci est encore utilisée à la place de « prêt énergie », bien qu’elle ne soit plus valable pour les nouveaux investissements.

Depuis la sixième réforme de l’État et le transfert de certaines compétences aux Régions, ce sont ces dernières qui décident d’octroyer ou non des avantages fiscaux pour les dépenses faites en vue d’économiser de l’énergie. Renseignez-vous donc sur ce que propose la vôtre étant donné que le prêt énergie présente certaines spécificités en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles. Par ailleurs, profitez des primes énergie et subsides mis en place afin d’amortir plus rapidement vos investissements !

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