Un compte d’épargne pour jeunes : comment ça marche ?

Des banques proposent des comptes d’épargne pour bébés, enfants et ados sur lesquels les parents peuvent faire fructifier de l’argent jusqu’à ce qu’ils deviennent grands. © iStock

Disposer d’un compte d’épargne dès son plus jeune âge est pratique pour deux raisons : l’enfant apprend à gérer son argent et ses proches peuvent lui en verser en toute sécurité. Mais cela ne signifie pas que les produits destinés aux jeunes sont toujours intéressants financièrement. Analysons leur fonctionnement.

Voici le moment venu de faire le point sur le compte épargne jeunes en Belgique. Votre enfant a-t-il intérêt à en posséder un ? Y aura-t-il accès directement ? Voici autant de questions auxquelles nous vous donnons des réponses en vous présentant les différentes solutions possibles.

Le compte épargne jeunes : ses atouts

Sur le marché existent différents produits d’épargne. Au moment d’en choisir un pour votre enfant, vous pouvez alors être perdu. Pour profiter d’un rendement attractif, mieux vaut-il opter pour la formule classique ou celle conçue pour les jeunes ? Tout dépend des conditions offertes !

Destiné aux enfants voire aux jeunes adultes, un compte d’épargne jeunes présente plusieurs avantages :

Echange de billets entre un adulte et un enfant
© iStock
  • Gratuité : l’ouverture, la gestion et la clôture du compte ne coûtent rien, tout comme les virements. Seuls des frais de port éventuels seront à votre charge lors d’envois de courriers.
  • Facilité : vous déterminez le montant et la durée de l’épargne. Il est possible d’effectuer à tout moment des virements via internet, smartphone et tablette, au Self’Bank ou dans une agence.
  • Contrôle : vous pouvez suivre de près les dépenses de votre enfant. Selon les banques, il peut commencer à retirer seul de l’argent entre 12 et 16 ans, sauf si vous vous y opposez. Bien entendu, ce type d’opération ne porte que sur des montants limités. Au 18e anniversaire de votre désormais ado, vous perdez la tutelle et le compte devient sa propriété.
  • Pas de taxes sur les intérêts : tant que les intérêts n’excèdent pas 1 880 euros, l’enfant majeur ne paie pas le précompte mobilier de 15 %. En cas d’enfant mineur, les intérêts perçus s’ajoutent pour moitié à chacun des deux parents. Si le plafond est dépassé, ils devront indiquer l’excédent dans leur propre déclaration fiscale.
  • Protection de l’épargne : en cas de faillite de l’établissement financier, l’épargne est garantie jusqu’à 100 000 euros. Le reste est perdu ou soumis à une diminution/conversion en actions.

À savoir que l’âge auquel peut être ouvert un compte jeunes varie selon les banques et les formules. Il existe des comptes d’épargne pour bébés qui peuvent être créés dès le 6e mois de grossesse. Le nom utilisé est alors celui des parents jusqu’à ce que l’enfant naisse. Ensuite, le compte se transforme en compte jeunes classique.

En comparant les comptes d’épargne, vous remarquerez également que certaines banques proposent de réserver un numéro de compte avant la naissance. Il sera alors possible de verser de l’argent une fois le bébé arrivé.

Comment les parents peuvent-ils agir sur le compte ?

Etudiants dans une salle de classe
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Avec un compte d’épargne jeunes, vous gardez toujours un œil sur les finances de votre enfant. En effet, il ne pourra retirer de l’argent que si vous l’y autorisez. De plus, c’est vous qui décidez de la somme qu’il peut utiliser par jour ou par semaine au moyen de sa carte de débit. Il lui suffira pour cela d’effectuer un virement depuis son compte à vue Jeunes.

En tant que parent, vous avez la possibilité de retirer de l’argent du compte d’épargne de votre enfant à une condition : si vous l’utilisez dans son intérêt pour par exemple lui payer ses études ou lui acheter quelque chose. Vous pourrez effectuer ce type d’opération sans avoir recours à un juge de paix mais attention : en cas de doute sur votre intention, la banque aura le droit de refuser le retrait d’argent. De plus, dès que votre enfant sera majeur, il pourra réclamer le remboursement de l’argent ayant servi à quelqu’un d’autre.

Imaginons maintenant que vous soyez séparé du père ou de la mère de votre enfant. Soyez conscient que la banque part du principe que vous approuvez ce que fait l’autre. Si vous ne l’êtes pas, signalez-le lui. Quand elle l’estime nécessaire, elle pourra vous imposer d’agir ensemble. Par ailleurs, tant que l’autorité parentale est conjointe, vous et votre ex-compagnon(gne) pouvez gérer l’argent. Par contre, si elle est confiée à l’un de vous, l’autre ne pourra pas prendre part aux décisions.

Le compte d’épargne avec stipulation pour autrui

Vous craignez que votre (petit-)enfant dilapide ses économies à la vitesse grand V ? Vous voulez faire en sorte qu’il ne retire pas tout l’argent à l’âge de 18 ans ? Vous devriez alors opter pour un compte d’épargne avec stipulation pour autrui afin de garder le contrôle.

Concrètement, la stipulation pour autrui signifie que vous restez propriétaire du compte d’épargne mais que lors de son ouverture, vous désignez un bénéficiaire et le moment où les capitaux lui reviendront.

Regard d'une jeune fille tourné vers de l'argent
Grâce à un compte d’épargne avec stipulation pour autrui, vous tenez à l’œil l’argent de votre enfant. © iStock

Tant que la date de libération n’est pas atteinte, vous pouvez effectuer toutes les opérations souhaitées et modifier les paramètres du compte. C’est-à-dire retirer l’épargne, avancer ou repousser l’échéance initialement fixée et même changer de bénéficiaire.

Une fois le moment venu, ce dernier recevra l’argent et vous ne pourrez plus interférer dans la gestion du capital. Si vous décédez entre-temps, le compte sera bloqué et le montant versé à la date convenue. Cependant, la personne désignée devra payer des droits de succession, tout comme si vous mourrez dans un délai de trois ans après qu’elle ait disposé de l’argent.

L’assurance-vie, une alternative au compte d’épargne jeunes

En tant que (grand-)parent, vous pouvez alimenter un compte d’épargne pour votre (petit-)enfant afin de lui constituer un capital. Mais une autre solution est envisageable : contracter dès sa naissance une assurance-vie et le désigner comme bénéficiaire. Il vous suffira alors de verser chaque mois sur ce support une somme d’argent qui lui reviendra au moment souhaité.

Les plus de l’assurance-vie ? Vous y placez autant que désiré, quand vous le souhaitez et elle est généralement plus rémunératrice que le compte épargne jeunes. Quant aux moins, elle impose souvent certains frais, a une durée déterminée et n’offre de réels avantages fiscaux que si aucun retrait d’argent n’a lieu endéans les 8 premières années du contrat.

Bien sûr, avant de souscrire ce type de produit, comparez les contrats d’assurance-vie de plusieurs établissements financiers en tenant compte de vos besoins ! Vous donnerez ainsi un coup de pouce financier à votre (petit-)enfant de la meilleure des façons.

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