Ce qu’il faut savoir sur les chaudières à condensation obligatoires

2015 est l’année durant laquelle la réglementation concernant les appareils de chauffage change. Plus strictes, les nouvelles normes européennes qui vont entrer en vigueur dès le 26 septembre imposeront une installation à condensation lors de la pose ou du remplacement d’une chaudière.

Le glas des chaudières atmosphériques a sonné. Pas assez performantes, elles quittent peu à peu les logements belges au profit d’installations dotées d’un meilleur rendement. Mais il y a fort à faire : fin 2014, Dirk Peytier, le président de l’ICS, l’Union belge des installateurs en chauffage central, estimait auprès du journal Le Soir que plus de 70 % des appareils en service dans notre pays étaient obsolètes ou allaient le devenir :

« Le problème, c’est que le particulier ne se rend pas compte de la vétusté de son installation. Et les informations qu’il reçoit ne sont pas toujours les plus judicieuses. De plus, il repousse toujours davantage le moment de changer ou de rénover son installation. »

Pourtant, remplacer une vieille chaudière est bénéfique pour votre portefeuille, toujours selon Dirk Peytier :

« Certaines chaudières consomment tellement que cela équivaut à aller faire ses courses tous les jours en camion plutôt qu’en voiture… »

Une nouvelle mesure européenne

Depuis plusieurs années, l’Europe s’attelle à réduire la consommation d’énergie au sein de l’Union. C’est de cette volonté qu’est née la directive Ecodesign, ou Ecoconception, dont le but est de réglementer tous les dispositifs qui utilisent de l’énergie. Les téléviseurs, lave-linges, ou frigos sont par exemple déjà soumis à ces normes qui fixent de nouveaux seuils de performance à atteindre. Et vous l’avez compris, après l’électroménager, c’est maintenant aux équipements de chauffage que s’applique cette directive. Pour garantir le succès de la politique verte de l’Union, ceux-ci doivent ainsi être conformes à un standard en termes d’efficacité énergétique.

Des chaudières plus économiques

Dorénavant, si vous faites remplacer votre chaudière, vous devrez en choisir une à condensation au gaz naturel ou au mazout. Le but est de favoriser l’utilisation d’appareils moins polluants et moins énergivores pour entre autres baisser de 20 % les émissions de gaz à effet de serre.

Avec ces nouvelles normes, une chaudière classique ne répondra plus aux critères exigés : elle devra alors faire place à un équipement plus performant en cas de changement. Le rendement revu à la hausse est en fait une bonne nouvelle pour les particuliers. Un appareil de chauffage efficace permet en effet de diminuer notre facture de gaz grâce aux économies d’énergie réalisées.

Le principe d’une chaudière à condensation

Intéressons-nous à son fonctionnement avant de vous en procurer une.

Son grand avantage est d’offrir un rendement plus élevé qu’une chaudière classique. Dans les faits, elle récupère la chaleur des fumées émises lors de la combustion du gaz ou du mazout afin de chauffer l’eau qui circulera ensuite dans les radiateurs. Le gain en consommation entre ce type d’installation et une chaudière atmosphérique est net : lorsqu’elles sont toutes les deux neuves, il s’élève à environ 12 %. Par contre, il peut grimper jusqu’à 30 % en comparaison à une installation de plus 15 ans. De sacrées économies en perspective…

Une installation contrôlée

N’oubliez pas : en Belgique, vous devez obligatoirement faire contrôler votre chaudière à gaz avant l’ouverture du compteur.

Lors de son installation, veillez à respecter les points suivants :

  • Contacter un chauffagiste agréé ;
  • Faire effectuer l’entretien saisonnier : tous les trois ans pour les combustibles gazeux ;
  • Choisir votre chaudière en fonction de la surface disponible dans votre logement.

Pas de modification du prix des chaudières

Le prix d’une chaudière à condensation évolue selon le modèle, la marque, la capacité et bien sûr, le rendement de l’appareil. Actuellement, 6 à 8 ans sont nécessaires pour récupérer l’amortissement. C’est assez rapide et donc avantageux financièrement en plus d’être bénéfique pour l’environnement.

Cependant, ne vous attendez pas à ce que le durcissement des normes ait un impact sur le prix d’une nouvelle installation de chauffage. Michel Gilmont, vendeur agréé de système de chauffage, l’a confirmé en début d’année au micro de RTL :

« La technique est connue donc ce que nous faisons maintenant, c’est l’améliorer. Mais les normes ne vont rien changer. Il y aura des restrictions, il y aura des contraintes, mais cela ne va pas changer le prix d’une chaudière, c’est sûr ! »

Des primes en vue ?

L’installation d’une chaudière au gaz naturel à condensation fait partie des travaux pour lesquels la Région wallonne attribue une prime. Il y a toutefois plusieurs critères à respecter pour pouvoir en bénéficier et son montant total évolue en fonction de la puissance de l’appareil. Le montant de base s’élève à 450 euros et le maximum est de 12 500 euros par installation. La prime ne peut en aucun cas dépasser le coût de la facture. Pour plus de détails, consultez le Portail de la Wallonie.

À Bruxelles, l’installation d’une telle chaudière fait l’objet d’une prime énergie située entre 500 et 700 euros. Pour connaître toutes les conditions d’octroi, rendez-vous sur le site internet de Bruxelles Environnement.

Alors, prêt à vous débarrasser de votre ancienne chaudière ?

Comments of the page

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

KillMyBill utilise des cookies pour améliorer l’expérience utilisateur. En continuant à surfer, vous acceptez les conditions d’utilisation de ces cookies. En savoir plus.