Le biométhane : en quoi consiste cette énergie verte ?

Le biométhane est l'équivalent vert du gaz naturel. Crédit : Pixabay

La pression populaire et donc politique entraîne les industriels à trouver une alternative écologique à toutes les sources d’énergie. Pour remplacer le gaz naturel a alors été créé le biométhane. Produit à partir de la transformation de matières organiques, il peut être utilisé de multiples façons.

Qu’est-ce que le biométhane ?

Le gaz naturel fait partie des énergies fossiles auxquelles on cherche des équivalents plus verts : les gaz issus de sources renouvelables. Parmi ceux-ci se trouve le biométhane, résultant de l’épuration du biogaz.

Le biométhane intéresse de plus en plus car il comporte de nombreux avantages. Il permet ainsi de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer la qualité de l’air. Il augmente aussi la production d’énergie décentralisée renouvelable et il peut être employé aussi bien localement qu’être transporté. De plus, tout comme le biogaz dont il est issu, il permet la valorisation de nos déchets organiques.

Les techniques de création du biométhane

La méthanisation : première génération du biométhane

Le biométhane provient de l’épuration du biogaz. Le biogaz est issu d’un processus de méthanisation réalisé par la fermentation de matières organiques végétales ou animales dans un milieu fermé. Le biogaz est composé principalement de méthane et de dioxyde de carbone ainsi que de petites quantités de vapeur d’eau et de sulfure d’hydrogène. Pour obtenir du biométhane à partir du biogaz, il faut donc épurer celui-ci pour éliminer tous les éléments qui le constituent à l’exception du méthane.

Le processus d’épuration est toujours composé au moins de trois étapes. La décarbonisation permet de débarrasser le gaz du CO2, la désulfuration enlève le sulfure d’hydrogène et la déshydratation élimine l’eau.

À l’issue de ce processus d’épuration, le biogaz devient du biométhane et atteint une qualité similaire au gaz naturel, qui lui aussi, contient principalement du méthane. Plus il en contient, plus il est pur. Pour être appelé biométhane, le biogaz doit être conforme aux spécifications du gaz naturel en contenant plus de 97% de méthane. Version renouvelable du gaz naturel, le biométhane peut donc être exploité de la même façon que cette source d’énergie fossile.

Cette technique de création du biométhane est pour l’instant la seule utilisée. Les deux autres sont en train d’être étudiées et devraient être mises en place dans quelques années.

Les techniques du futur : la gazéification et la transformation directe de micro-algues

Le biométhane produit par gazéification, dit de deuxième génération, est généré à partir de la biomasse ligno-cellulosique (qui provient du bois et de la paille) par un procédé appelé « conversion thermochimique ». Pour réaliser ce procédé, deux étapes sont nécessaires. Tout d’abord, la biomasse est convertie en gaz de synthèse puis ce dernier est transformé en biométhane par synthèse catalytique. Cette méthode devrait être mise en place d’ici 2020.

Le biométhane de troisième génération provient de la transformation de micro-algues. Celles-ci sont cultivées dans des réacteurs photosynthétiques à très haut rendement à partir de lumière naturelle, d’eau et de minéraux tout en recyclant du CO2. Il s’agit d’une technologie émergente dont le développement à l’échelle industrielle est prévu à l’horizon 2020-2030.

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Les utilisations du biométhane

Le biométhane peut être injecté directement dans le réseau public de gaz de façon similaire au gaz naturel. Pour être injecté, il est acheminé jusqu’à un poste d’injection acheté. Dans ce poste, le gaz va subir quatre opérations : l’odorisation, le contrôle de qualité, la régulation de la pression et le comptage.

L’odorisation permet de donner au biométhane l’odeur caractéristique du gaz naturel et ainsi assurer la sécurité des usagers. Le contrôle de la qualité du biométhane sert à vérifier la conformité de ses caractéristiques aux prescriptions techniques en vigueur. La régulation de la pression permet à ce combustible d’être prioritaire pour pénétrer dans le réseau. Le comptage est quant à lui nécessaire pour connaître les volumes de biométhane injectés (ou non) dans le réseau.

Pour obtenir l’autorisation d’y être intégré, le biométhane doit respecter des règles de sécurité dans les mêmes conditions que celles entourant l’usage du gaz naturel.

Le biométhane peut aussi servir de carburant pour véhicule (GNV : gaz naturel pour véhicules) à la place du gaz naturel fossile classique. Enfin, la combustion du biométhane permet la création de chaleur et d’électricité en cogénération. L’électricité peut ensuite être injectée sur le réseau.

Vous êtes intéressé par l’usage du biométhane ? Consultez les différentes offres des fournisseurs de gaz pour voir lesquels en proposent. N’hésitez pas aussi à lire nos autres articles consacrés aux gaz issus des énergies renouvelables.

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