Comment réagir lors d’un accident de voiture ?

Une fois que vous avez sécurisé les lieux, vous pouvez appeler la police ou les services de secours si nécessaire. © iStock

Un accident de la route est vite arrivé. Source de stress et d’inquiétude, il peut vous déboussoler à un point tel que vous ne savez pas comment réagir. C’est pourquoi nous vous présentons les bons réflexes à adopter, que vous soyez victime ou simple témoin de l’accrochage. De quoi vous rassurer.

Qui ne s’est jamais demandé ce qu’il devait faire en cas d’accident ? Ou dans quel ordre il devait procéder ? Ces questions, tous les automobilistes peuvent être amenés un jour à se les poser. En effet, même si la situation n’est pas grave, il est facile de se laisser envahir par la panique. Pourtant, garder son sang-froid est essentiel, tout comme contacter son assureur auto pour l’informer du sinistre.

1. Les réflexes de sécurité : protéger, alerter, secourir

Une faute d’inattention, un coup de fatigue ou un problème mécanique et un événement malheureux se produit. Il suffit parfois de pas grand chose pour qu’une collision survienne mais en effectuant les bons gestes, vous pourrez en minimiser les répercussions.

D’abord, sécuriser les lieux de l’accident

Triangle de signalisation
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Les premières mesures à prendre ont pour objectif d’éviter l’aggravation de l’accident. En effet, il est primordial de faire en sorte que toutes les personnes impliquées soient en sécurité.

Commencez par vous calmer. Avoir assisté à un accrochage peut vous avoir rendu nerveux, voire effrayé. En prenant le temps de respirer, vous gérerez mieux la situation.

Surtout, ne quittez pas les lieux car cette attitude pourrait vous causer de gros problèmes. En effet, le délit de fuite est un acte grave sanctionné au moyen d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois et d’une amende comprise entre 1 100 et 11 000 euros. Selon les circonstances, les conséquences pourront encore être plus lourdes, notamment si des blessés ou des morts sont à déplorer.

Afin d’agir en toute sécurité, il est important que vous délimitiez le périmètre accidenté. Pour ce faire, garez votre voiture sur le bas-côté de la route dans le but de ne pas gêner l’approche des secours. Allumez ensuite vos feux de détresse, enfilez votre gilet fluorescent et placez le triangle de signalisation à une distance de 30 mètres au moins en amont de l’obstacle à signaler. Attention, sur autoroute, il doit être positionné à 100 mètres.

Ensuite, prévenir la police et demander une aide médicale

Une fois les lieux balisés, c’est le moment d’évaluer les conséquences de l’accident. Apercevez-vous uniquement des dégâts matériels ou également des blessés ? Dans ce dernier cas, vous êtes légalement tenu d’appeler la police et parfois les services de secours. Tout dépend si vous constatez un besoin urgent d’une assistance médicale.

Pour prévenir les forces de l’ordre, composez le 101 ou le numéro d’urgence européen 112. L’intervention d’une ambulance ou des pompiers pourra quant à elle être possible si vous appelez le 100 ou 112. Veillez à cette occasion à décrire l’emplacement exact de la collision et à mentionner le nombre ainsi que le type des véhicules accidentés. Sans oublier de donner tous les renseignements utiles sur les éventuels blessés.

Le saviez-vous ? Appeler la police en cas d’accident de la route est obligatoire dans plusieurs situations :

  • il y a des blessés ;
  • la partie adverse commet un délit de fuite, est ivre ou mineure ;
  • vous pensez que l’une des personnes impliquées conduit une voiture volée, ne dispose pas d’un permis de conduire ou n’est pas en ordre d’assurance auto.

Enfin, s’occuper des blessés

En attendant l’arrivée des médecins, vous devez assister les blessés sans risquer d’aggraver leur état. Essayez de leur parler, de les couvrir s’ils sont exposés au froid et de réaliser les gestes de premier secours de manière appropriée.

Pour rappel, il est interdit de leur donner à boire, de les déplacer sauf pour les protéger d’un risque imminent et de retirer le casque d’un motocycliste.

2. Recueillir les informations

Discussion entre deux hommes dont la voiture est accidentée
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Vous venez d’avoir un accident ? Pensez d’abord à relever le numéro de plaque d’immatriculation de l’autre voiture. Sous l’effet de la peur, le conducteur pourrait prendre la fuite mais grâce à cette information, vous pourrez l’obliger plus tard à faire face à ses responsabilités.

Échangez ensuite vos coordonnées. Notez non seulement le nom et le numéro de téléphone du chauffeur mais aussi la marque, le modèle, l’année de construction et le numéro d’immatriculation de son véhicule. Prenez également la peine de récolter les données liées à son assurance, comme le nom de la compagnie et son numéro d’assuré. Par contre, inutile de communiquer votre numéro d’identification national et l’adresse de votre domicile.

Il y a des témoins ? Demandez-leur leurs coordonnées afin qu’ils puissent être éventuellement contactés par votre assureur ou avocat en cas de litige entre vous et l’autre partie.

Enfin, il est conseillé de prendre des photos du lieu du sinistre et des dégâts occasionnés à toutes les voitures impliquées. Elles permettront de clarifier la situation ou de préciser les informations mentionnées sur le constat européen d’accident. Veillez dès lors à capturer un nom de rue visible, un numéro de maison, la signalisation temporaire, les marquages au sol ou encore la présence de travaux.

3. Remplir sur place le constat européen d’accident

Dès lors que vous avez eu un accrochage, vous devez compléter sur place le constat européen d’accident avec l’autre partie. Cette étape est importante car elle permettra à votre compagnie d’assurances de traiter plus rapidement le sinistre et donc de ne pas attendre pour vous indemniser. À condition que vous ayez rempli le document intégralement et avec précision sur base des informations préalablement obtenues. N’y indiquez par contre pas que vous êtes responsable : ce sera aux assureurs d’en juger. Tenez-vous en à décrire les circonstances de l’accident.

De prime abord, le constat peut sembler difficile à comprendre. Dans la pratique, vous vous rendrez compte que le plus compliqué est parfois de conclure un accord avec une personne tierce.

Dans le meilleur des cas, vous serez sur la même longueur d’ondes, remplirez le constat, le signerez et l’enverrez chacun à votre assureur. Mais il peut aussi arriver que vous émettiez une objection vis-à-vis des données qui ont été inscrites dans le document. Ajoutez-y alors un maximum de détails mais n’y apposez pas votre signature car il a une valeur juridique et il sera compliqué de le modifier par la suite.

Si une divergence d’opinion survient, vous pouvez faire appel à la police afin qu’elle établisse un procès-verbal reprenant les identités et les déclarations des accidentés ainsi que des témoins et les circonstances de l’accident. Son intervention ne doit toutefois pas vous empêcher de remplir votre propre constat d’accident européen. En effet, il est toujours préférable de le faire, d’autant plus que vous avez la possibilité de noter votre version des faits au verso.

Le saviez-vous ? Lorsque vous êtes la seule personne impliquée dans l’accident, si vous avez par exemple heurté un poteau, vous n’êtes en principe pas obligé de remplir le constat amiable. Cependant, quelques assureurs l’exigent donc renseignez-vous auprès du vôtre afin d’éviter des problèmes ultérieurs.

4. Signaler la collision à votre assureur

Au moment de remplir le constat d’accident, vous pouvez solliciter l’aide de votre assureur. Il vous conseillera par téléphone et pourra même déjà faire fonctionner si besoin l’assistance dépannage de votre contrat auto.

Vous devrez toutefois lui fournir plusieurs documents dans les 8 jours suivant le sinistre, dont notamment :

  • le constat européen d’accident déjà complété ;
  • la copie du procès-verbal ou son numéro si la police est intervenue ;
  • toute autre pièce prouvant les dommages subis, comme des photos.

Après réception, la compagnie ouvrira un dossier et se mettra en relation avec l’assureur de l’éventuelle autre partie. Son but ? Déterminer les responsabilités, faire évaluer les dommages et vérifier si votre accident de voiture vous donne droit à une indemnisation. Si tel est le cas, restera à savoir qui paie quoi entre votre assureur, celui de partie adverse et… vous. En effet, vous devrez parfois vous acquitter d’une franchise. Vous l’ignoriez ? Et si vous jetiez un œil à votre contrat d’assurance auto ?

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